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Moeraki, Catlins - « Like a band of gypsies we go down the highway We're the best of friends. » - On the road again – Willie Nel

19/12/2013 | Moeraki | 1 commentaire |

Moeraki, Catlins - « Like a band of gypsies we go down the highway We're the best of friends. » - On the road again – Willie Nel

           Après deux mois de voyage, le stage c’est intéressant, ça réveille et agite ce qu’il restait de nos neurones endormis mais il faut bien l’avouer, nos jambes commencent déjà à nous démanger étendues sous nos bureaux, nos esprits commencent à vagabonder et on se surprend à rêver d’aventures à nouveau.

          Ca tombe à pic, l’Université ferme pour les vacances de Noël ! On saute sur l’occasion et surtout dans l’avion direction l’île du Sud pour trois semaines. Comprenez que prendre « normalement » l’avion à 6h du matin n’aurait pas vraiment relevé du défit. En même temps devant être à l’aéroport à 4h30 du matin, il aurait été dommage de faire une bonne nuit de sommeil non ? Et puis laisser les copains à Auckland pendant qu’on part en voyage c’était un bon prétexte pour passer la soirée dans un pub Irlandais… bref passons !

          Après une course contre la montre (d’exactement 6 minutes) pour finir nos sac à dos en vitesse « Delphine prends ma trousse de toilette », « M**** elle est où ma montre ? Et mon jogging c’est toi qui l’a ? » « Grouille dépêche toi !!! », on attrape par chance la navette, on s’endort avant le décollage de l’avion et c’est pas tout à fait fraîches que nous retrouvons Aurélien à l’aéroport de Christchurch. Ouf !

          Aurélien, c’est qui celui-là encore?! Une petite présentation s’impose : Aurélien est le parrain d’école de Delphine qui est actuellement en thèse à Sydney. Et comme à l’autre bout du monde quelques milliers de kilomètres semblent insignifiants, Noël et Nouvel An entre copains sonnait plutôt pas mal ! Alors il a pris ses clics et ses clacs, son backpack, son courage et sa patience, ses chaussures de rando, et son K-way, ah non ça ce n’est pas vrai, vous comprendrez plus tard, pour nous rejoindre.



          Etape suivante, récupérer la voiture et tracer dans le Sud car le 21 décembre nous devons impérativement être au Kepler. Pendant les vacances, les trecks sont prisés et on ne rigole pas avec les réservations…

          Les débuts avec la voiture, que nous n’avons pas choisie automatique sinon-c’est-pas-drôle ont été… plus ou moins… approximatifs. Par là je vous laisse imaginer Delphine au volant essayant de se concentrer pour sortir de la ville sans oublier de conduire à gauche, moi qui passe les vitesses et Aurélien pas vraiment rassuré à l’arrière. Dans la voiture ça ressemblait à un truc comme ça (Voyons, un peu de tenue !):


          « Oh p***** dans quelle m**** je me suis encore embarqué, m****, m****, m**** !!! »,
          « Paola, passe la troisième ! »,
          « Elle bloque je te jure »,
          « Co pilote on va où après ? »,
          « Je sais pas moi, ah m**** je regarde la carte d’Auckland, pas celle de Christchurch, t’inquiète déstresse, je gère ! »

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          En fin de journée, après les courses de dernières minutes (tente et duvet pour Aurel, nourriture, gaz…), nous arrivons finalement aux Moeraki Boulders.

          « Les Boulders sont des grosses pierres parfaitement rondes, qui se trouvent sur la plage. Il y a deux explications à ce phénomène. Selon la mythologie Maorie, qui les appelle Te Kai-hinak (paniers de nourriture), elles seraient venues s’échouer ici, après le naufrage du canoë Arai-ti-uru qui avait traversé le grand océan de Kiwa (Pacifique) et les eaux tourmentées de Raukawa à la recherche de jade. Le rocher près du Shag Point représente le canoë, les sphères sont les paniers ayant contenu les kumaras (patates douces).


          Selon la versions scientifique, moins lyrique, ces rochers seraient constitués de calcaire, de silice, d’aluminium, et de peroxyde de fer avec au centre, une masse cristalline qui attirerait les éléments du sol et constituerait ces formes si particulière.»


          La lumière rasante de fin de journée sur ces étranges sphères est un appel irrésistible à une pause photo. On en profite avant de reprendre la route pour trouver un endroit pour poser nos tentes.

          Et c’est assez facilement, par rapport à l’île du Nord que nous dénichons un petit coin de paradis, face à l’océan pour cette première nuit de camping sauvage. En parlant de sauvage, il va sans dire qu’il n’y a pas tout le temps de toilettes. Et malheureusement pour Delphine et sa chance à toute épreuve, une bestiole dont nous ne connaissons toujours pas l’identité a profité de ce petit moment d’intimité pour lui piquer le pied. Pas de dard mais la piqûre est profonde et apparemment ça fait pas du bien !

          Le lendemain matin, nous profitons une dernière fois de la vue pour prendre le petit déjeuner et continuons notre route vers le Sud. L’île est bien plus sauvage que sa voisine que nous connaissons un peu mieux, et les collines, les lacs, les champs et les moutons s’étendent à perte de vue. Nous arrivons dans l’après-midi à Dunedin, deuxième plus grande ville de l’île du Sud (119 600 habitants …). L’emprunte écossaise laissée par les colons n’est pas moindre et la ville a beaucoup de charme avec ses églises, ses bâtiments historiques et ses vieux cafés. Mais on ne s’y attarde pas trop car le pied de Delphine commence à nous faire du souci, demain il faut commencer le treck et pour l’instant, ne pouvant pas vraiment marcher elle est sur mon dos pour filer à la pharmacie acheter des médicaments miracles…



          Notre route continue en direction des Catlins, région vierge et peu touristique aux paysages absolument grandioses. Les stops s’enchainent sur le bord de la route, on se perd sur des chemins qui nous inspirent et, on n’en dit pas plus, on vous laisse baver devant les photos !

          Il est presque 20h lorsque nous arrivons enfin à Te Anau, début du Kepler Track. Il nous reste encore beaucoup de choses à regler… et le ciel commence à s’assombrir…


Paola

 



Commentaires
  • par Mathieu 07/03/2014 Alerter

    J'ai bien rigolé en lisant cet article encore très bien écris! Bonne route!

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