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Kepler Track - « Je n’ai jamais suivi vos routes, j’ai voulu tracer mon chemin » - Aller plus haut - Tina Arena

21/12/2013 | kepler track | 0 commentaire |

Kepler Track - « Je n’ai jamais suivi vos routes, j’ai voulu tracer mon chemin » - Aller plus haut - Tina Arena

             S’assombrir… c’est peu dire !

 

             On file au DOC* refuser le bateau qui pourrait nous faire gagner 1h30 le lendemain matin, parce qu’on est des vrais, des durs, qu’on a peur de rien et que ce n’est pas 6 km qui vont changer grand-chose !

             Ensuite direction les courses, pour faire le plein de forces pour nos repas de champions : du pain, du sauc’, du « fromage » (ici, c’est appelé comme ça…), des pâtes, des pâtes lyophilisées et des coupe-faim en tous genre.

 

             En sortant, question fatidique : où est-ce qu’on dort ? Le ciel s’assombrit encore et encore, le vent souffle de plus en plus fort et en une fraction de seconde nous nous sommes mis d’accord : ce soir on dort dans la voiture ! Hors de question de planter la tente par ce temps.

 

             La météo s’empire de minutes en minutes. Au final on va aussi « cuisiner » et manger dans la voiture. La moindre sortie pour jeter les poubelles ou aller aux toilettes se transforme en mission !

             C’est sous une pluie battante, des rafales de vent et des grondements de tonnerre sans interruption que nous essayons de trouver le sommeil.

 

             Bizarrement, ce ne fut pas la nuit la pluie reposante que l’on ait connue : nous nous réveillons régulièrement et chaque fois « c’est de pire en pire non ? » « Oui… » . Le lac se déchaine, on ne voit plus le bateau taxi, les branches tombent, la visibilité est d’environ… pas beaucoup. On se croirait dans une caricature de tornade digne des plus grosses post-productions du septième art. Mais la bonne humeur est là, on a peur de ne pas pouvoir partir demain mais on espère, on prie, on fait la chanson du beau temps, et puis on se rendort en croyant que la nuit va tout arranger !

 

             Enfin… ils y croient beaucoup ! Moi, un peu moins. Quand en pleine tempête une envie pressante nous prend, Pao caracole devant et moi… j’essaye d’avancer en claudiquant. Non, la piqure ne s’est pas améliorée, c’est de pire en pire en fait. Une décharge à chaque fois que je pose le pied par terre… C’est avec regrets que je vois mes rêves de Kepler s’envoler au fur et à mesure que les heures passent.

 

             Le jour finit par se lever, enfin c’est ce que nous laissent croire les voitures et les passants qui s’agitent autour de nous. Le soleil est encore bien caché derrière les nuages et c’est sous une pluie fine que nous préparons nos sacs. Nous, on est motivés et persuadés que le temps va s’améliorer. Moi, j’ai finalement décidé que maintenue dans les chaussures de marche, je n’aurai pas mal. C’est fou comme on peut se convaincre de ce que l’on veut quand il s’agit de partir à l’aventure !

 

             La concentration est à son comble, il s’agit de ne rien oublier car sur 4 jours et 60 km cela pourrait être embêtant. Nous chargeons les sacs : affaires chaudes, vêtements de rechange, petit sacs de couchage ultra-light (et ultra-pas-chauds aussi !), nourriture, ustensiles et réchaud, tente pour la seconde nuit et matelas de camping. Ah, non, pas de matelas, on décide finalement qu’ils prennent trop de place pour une seule nuit, alors on les laisse là, au chaud dans la voiture… C’est une erreur, mais on ne le sait pas encore !

 

---------------

 

              Une fois que Pao a retrouvé les réservations des refuges, bien rangées sous la moquette du coffre de la voiture (ah, la logique à part des lendemains de nuits blanches !) nous voilà partis pour le premier tronçon : les fameux six premiers kilomètres de plat puis les 1000 mètres de dénivelé.

 

             L’échauffement est plutôt agréable : en forêt, à l’abri de la pluie, nous avançons vaillamment jusqu’aux rives du lac Te Anau. C’est la première fois que nous plongeons dans les fameuses forêts de l’île du sud. Malgré le climat on se croirait en pleine jungle tropicale : des arbres immenses, des troncs recouverts par la mousse, des fougères en pagaille, des sortes de palmiers, des nuages d’humidité se dégageant du sol…

 

             Après un petit pique-nique au bord du lac, les choses sérieuses commencent : un lacet, puis deux, puis 10 puis beaucoup trop ! La montée va nous couter, surtout que chaque virage ressemble au précédent. Nous sommes toujours dans la végétation, nous ne voyons absolument pas le paysages et on « espère que c’est mieux en haut, saperlipopette ! » (« Saperlipopette », mot bien courant de notre vocabulaire de jeunes françaises distinguées).

 

             La montée est ponctuée de « Oh, ooooh, oh oh oooooh » d’Aurélien qui s’émerveille du dénivelé qui augmente, lacet après lacet. C’est fou comme c’est motivant!

             Mais le jeu en valait la chandelle. 3h30 plus tard nous émergeons enfin de la forêt et arrivons devant un paysage à couper le souffle. Des montagnes et des lacs s’entremêlent à 360°. Nous profitons ainsi des derniers rayons de soleil qui vont vite laisser place à des bourrasques de petits grêlons !

 

            Le refuge n’est plus très loin, chouette !

 

Delph

 

* DOC : Departement Of Conservation, c’est à dire les rangers qui entretiennent les chemins des treks, tiennent les refuges, vérifient les campings et donnent des informations dans les bureaux. Enfin ça, c’est la théorie… Parce que dans les bureaux, souvent, ils ne sont pas très loquasses, n’ont pas grand-chose à carrer de tes questions et te répondent gentiment « que voulez-vous savoir ? Pour des randos il faut deux jambes et marcher ! ».

 



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